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Les superstitions : du folklore à la réalité

plb 23 400 569Guérisseurs, rebouteux, magnétiseurs et sorciers autant de témoignages des traditions populaires. En Périgord, ils seraient prés de deux cents à exercer. Sans carte vitale il va de soi. Plongée version Grand bleu dans ce que certains nomment le marché noir de la santé.

Le sujet est source de controverses, il nourrit les frontières aussi hermétiques que l’ancien « rideau de fer », les camps s’y affrontent autant par les silences que les bûchers érigés au Moyen âge et où l’on faisait griller les sorcières. Impossible de faire parler à visage découvert des médecins patentés. Au mieux, ces derniers s’expriment presque comme au temps de l’inquisition. « Toute cela est de la foutaise », explique un généraliste ; «  ce sont des personnes qui profitent de la faiblesse et de la crédulité des gens » lance un autre praticien ; « la Dordogne est encore très marqué par ces superstitions » indique encore un médecin du nord du département, ce que confirme aussi un autre exerçant dans le Sarladais en précisant que ce phénomène touche aussi les populations urbaines. Un généraliste à la retraite relève que « avec les dérèglementations de remboursement et les tarifs pratiqués par certains « légaux » des patients tentent des solutions qui n’avaient plus cours. Et, je le reconnais parfois ça marche… »

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Du côté des « illégaux » que sont les guérisseurs, rebouteux et autres personnages, on affiche de la distance et même, parfois, de l’amertume. « Nous n’avons rien à voir avec les médecins habituels » s’insurge un magnétiseur proche de Périgueux et qui regrette les attaques dont il fait personnellement l’objet. « Cette gué-guerre est permanente et incontournable » confirme une guérisseuse du sud du département. Un rebouteux du Ribéracois explique de son côté qu’il est plutôt en bonne entente avec les professionnels patentés et que leurs pratiques se complètent : « Nous nous envoyons mutuellement des patients. Moi, je ne demande rien, les gens donnent ce qu’ils peuvent. »

Je préfère laisser cinquante euros et repartir en bonne santé

Les patients se passent le plus souvent les adresses et les avis comme au temps de la résistance. Ce sont des pratiques qui relèvent d’une histoire commune, presque d’une culture qui résiste bien au pragmatisme ambiant.Des patients qui, le plus souvent, selon les soucis rencontrés, font leur propre choix. « Je préfère laisser cinquante euros et repartir en bonne santé » dit une jeune femme. Et de rajouter : « mes parents se soignaient ainsi ; j’amène aussi mes enfants. Mais, j’ai pas un médecin attitré et il sait ce que je fais ; il n’a jamais fait de commentaire désobligeant sur mon rebouteux. » Des pratiques qui, avec la désertification médicale constatée aujourd’hui dans le département pourrait avoir de beaux jours devant elle.

Il y a un quart de siècle, un collectif de Périgourdins sous la houlette de Janine Durrens éditait un ouvrage intitulé « Médecines traditionnelles et populaires en Périgord ». C’était un véritable état des lieux de ce que l’on appelle « les médecines parallèles ». Il semble toujours d’actualité. De Wilgrin de Taillefer en 1824 à Marcel Secondat qui vivait à Périgueux, le collectif s’étaient penché sur ce monde magique. La littérature locale a toujours emprunté à ce monde séculaire surgi de la nuit des temps quelques personnages ou pratiques. Il en est ainsi d’Eugène Le Roy dans ses romans « Eugène Le Croquant » et « Le moulin du Frau ». L’historien local et prêtre Georges Rocal en parle dans son « Vieux Périgord ». D’autres pages ont été consacré à ces phénomènes qui ne date pas d’ire et restent bien ancrés dans notre monde contemporain.

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 Procés en sorcellerie

Unknown-1Deux jeunes médecins de l’école de Santé de Bordeaux ont étudié entre 1923 et 1932 ce sujet. Le premier, Jean-Georges-Patrice Odend’al a titré : « La sorcellerie médicale en Dordogne ». Celui-ci condamne « l’exercice du savoir empirique ». Mais il poursuit : « La Dordogne est un pas accidenté, aux chemins de fer peu nombreux ; la population y est très casanière et ne connaît généralement de la France que Lourdes où elle a fait un pèlerinage et les villages voisins. Bref, ce pas est désirable pour recevoir les suggestions des sorciers. » Et de conclure : « Trop de mansuétude anime les tribunaux face à la stupidité évidente des remèdes, les nombreux insuccès des sorciers et les crimes qu’ils accomplissent au nom du surnaturel. »

Le second auteur, Jean-Baptiste Mazet trouve matière à réflexion sur son « Art ». Il s’explique : « En condamnant les médecines populaires on risque de se priver de connaissances utiles et quelques fois indiscutables ». Jean-Baptiste Mazet regrettant « l’application trop stricte de la Loi de 1892 contre les guérisseurs. »

On le voit, la querelle ne date pas d’aujourd’hui. Jean-Pierre Escande, Professeur agrégé de médecine, originaire de la Dordogne évoque dans la dernière décennie du vingtième siècle « l’effet placebo » qui interpelle ses confrères. Aujourd’hui, certains médecins disent que « parfois, c’est vrai, le patient est soigné dans sa tête. Mais, dans bien des cas, ceci ne saurait suffire… » Un magnétiseur du Bergeracois relève que « les procès contre les médecins patentés sont plus nombreux aujourd’hui que ceux intentés contre les médecines dites parallèles ».

Il y a encore une dizaine d’années, les cantons de Belvès, Saint-Cyprien, Sarlat et Périgueux abritaient près d’une centaine de personnes qui pratiquaient des médecines parallèles. Rares sont les cantons qui en étaient dépourvus. On  trouvait toutefois les cantons de Saint-Astier, Neuvic-sur-l’Isle,Verteillac ou encore Saint-Pardoux-la-Rivière. Aujourd’hui, aucune recensement n’existe. « Il faut savoir, explique un client de guérisseur, que ceux-ci ne sont pas tous recensés et que la discrétion fait office de protection. C’est un monde à part… » Certes, quelques uns ont adopté les réseaux sociaux et le fameux internet. En consultant les réseaux sociaux on relève des conseils : « J’ai trouvé un excellent cabinet à Saint-Pierre-de-Chignac. C’est sans doute l’un, si ce n’est le meilleur énergéticien de Dordogne. Il est spécialiste de la mémoire cellulaire. Depuis, j’y ai envoyé des proches. Je le recommande vivement. » Le site « bio et bien être » recense 7 magnétiseurs et radhiestésistes en Dordogne. On découvrira aussi un « rebouthérapeute, à Léguillac-de-Cercles. De même, le site Iza-voyance.com » présente un magnétiseur et guérisseur à Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac. Un autre, cette fois à Prigonrieux, assure traiter les maux de dos, les articulations et douleurs musculaires, les troubles nerveux ou circulatoires, les maux de tête et troubles organiques. Ceux-ci s’affichent et ont pignon sur rue. Les autres,disparaissent progressivement, avec l’âge. Un peu comme les bouilleurs de cru. 

Le médiatique Claude Ficher 

Couv-face-ouvrage-FischerL’éditeur Louis Pétriac a retenu dans sa maison d’édition Claude Ficher, magnétiseur à Eygurande-Gardedeuil prés de Montpon-Ménesterol et son ouvrage « messages bouleversants ». Claude Ficher se présente ainsi : « Souvent présentés comme des charlatans, les magnétiseurs et autres guérisseurs avaient jusqu'ici une image qui était loin d'être positive. Pourtant, on oublie trop souvent que la plupart d'entre eux pratiquent leur activité avec des qualités indéniables de coeur !Longtemps le corps médical les a méprisés et c'est sans doute ce qui en a amené quelques-uns à produire des ouvrages où ils se livrent, expliquant même comment ils sont devenus magnétiseurs, et quel a été leur cheminement. D'autant qu'à l'étranger (Etats-Unis, Canada, Suisse...) nombre de médecins vont jusqu'à collaborer avec les magnétiseurs et autres guérisseurs. Comme le dit l'un d'entre eux, "des professionnels honnêtes et authentiques existent dans toutes les disciplines... mais on se garde bien de les inviter dans les grandes émissions télévisées !" C'est peut-être la raison qui explique que la chaîne M6 ait consacré le 20 mai dernier une émission abondamment documentée sur les thérapies énergétiques, évoquant également au passage quelques spécialisations comme celles dévolues aux barreurs ou coupeurs de feu ! » D'abord agriculteur et éleveur,la nature l'attirait et ses conceptions humanistes Claude Ficher a découvert, sur le tard, chez une voyante qu'il possédait des aptitudes évidentes pour apaiser la souffrance de ses proches. Sa route était tracée, mais combien sont-ils ceux qui, après une première activité professionnelle, se sont découverts de telles aptitudes ? Avec son un ouvrage publié à compte d'auteur, il a voulu témoigner et aborder, non sans émotion, ce qui l'avait amené, lui, l'ancien agriculteur et éleveur, à pratiquer cette activité de magnétiseur. En septembre dernier Claude Ficher publiait un second ouvrage intitulé « Fabuleuse énergie ou le témoignage d’un magnétiseur. Il sont assez rares à ainsi se dévoiler. 

Un marché noir de la santé 

Daumier-2Il y a encore quelques années, le rebouteux ou le magnétiseur vivait rarement de sa pratique. A Saint-Vincent-de-Cosse, il y a une dizaine d’années, un agriculteur exerçait aussi une activité de rebouteux très prisée. Une certaine Henriette S.agricultrice « levait le feu » du côté de Saint-Géniés. Certains, comme Roger P. artisan de son état dans la région de l’Auvézère allait jusqu’à faire appel à l’astrologie pour soigner ses patients. Aucun ne semble avoir fait fortune dans ce que l’on nommera suivant le cas un don ou une passion.

Un responsable de l’action sociale en milieu rural explique aujourd’hui : « Le Périgord est propice à ces médecines. Le Périgourdin aime la magie et le mystère. En fait, il joue sur les deux tableaux. Mais il sait aussi être cartésien.On constate une pratique régulière entre les deux façons de traiter une souffrance. Le réseau est très dense et fermé. A la campagne, le médecin connait ses ouailles et peut faire appel à des rebouteux ou guérisseurs. De toutes les façons, les gens iront ; cela lui permet de mieux maîtriser caque situation. C’est une situation assez courante. Certes, elle est paradoxale quand on connait les positions de la médecine officielle et la législation en matière de santé. »

Pourtant, pour certains détracteurs, ceci est aussi une affaire d’argent. Un inspecteur des impôts aujourd’hui à la retraite s’exprime : « Il existe des ressources difficilement cernantes dans ce milieu où règne souvent une omerta générale. Bien sur que l’on connait les personnes concernées mais il est quasiment impossible de s’attaquer à elles. Nous aurions toute la population sur le dos. Certains, ce ne sont pas les plus nombreux, pratiqueraient des rémunérations conséquentes. Il faudrait effectuer des investigations longues, fastidieuses et donc couteuses. Il faut savoir que les paiements se font en liquide : ni et ni connu… » Enfin, nous sommes sur une terre de croquants et le gabelou entretient dans l’imaginaire populaire un rôle particulier à fleur de peau.On ne touche pas aux traditions. C’est sacré.Louis N. avant de décéder soigner son village ; lors d’un entretien il disait : « C’est comme le marché noir pendant l’occupation, sauf que je n’ai pas fait fortune… les gens me portaient ce qu’ils pouvaient pour me nourrir. On ne soigne pas pour gagner de l’argent.» C’était, il est vrai, il  a à peine une décennie.

Avec la crise et le développement des économies souterraines il est fort à penser qu’une investigation du gabelou soulèverait bien des surprises. Mais, peut être pas où l’on pense. Un aspect qui n’échapperait pas aux médecins conventionnés il s'entend. 

Entre savant et chaman 

Comme le souligne un Professeur d’université de Bordeaux : « La médecine populaire en Périgord est l’expression d’une population qui balance entre science et foi, raison et irrationnel, entre savant et chaman. Cette contradiction ne fait que s’ajouter aux autres. Elle peut expliquer forces et faiblesses de ce pas. » Un psychiatre reprend : « Je préfère dire que notre médecine rationaliste rencontre les limites du fonctionnement psychique de l’homme et que ces médecines parallèles complètent à ce niveau la panoplie. » Pour ceux qui s’inquiètent de possible dérives ou manipulations on reprendra les règles de déontologie d’un rebouteux et magnétiseur du Bergeracois : ne jamais suggérer au consultant d'interrompre le suivi médical, les examens ou les investigations nécessaires à déterminer ou préciser la /les cause(s) de sa maladie ; respecter le secret professionnel et observer la plus grande discrétion en toutes circonstances ; apaiser, soulager ou atténuer, jusqu'à l'extrême limite des moyens, la souffrance ;ne pas traiter les mineurs ou les déficients mentaux hors de la présence de leurs parents ou de leur tuteur légal ; ne faire aucune distinction d’ordre racial, politique, syndical, religieux ou philosophique dans le cadre d’une consultation ; ne jamais exercer quelconques pressions, manipulations ou menaces sur le consultant; ne pas formuler de diagnostic ; ne jamais faire suspendre un traitement médical en cours sans l'accord du médecin traitant et ne pas s'opposer à une intervention chirurgicale.

En Périgord, pays de l’Homme, des mille et un châteaux, terre de magie comme le relevait Arthur Miller, on ne saurait s’exonérer de ces pratiques à partir d’une stricte législation à la mode européenne. Ces pratiques font parties intégrantes de la culture locale. L’homme a besoin de surnaturel pour vivre. Toutefois, évidemment, il est judicieux de réduire les abus de toutes natures qui s’appuient sur la faiblesse et la crédulité des gens ; de structurer aussi ces pratiques sans pour autant chercher à éliminer le besoin de rêve et les probables résultats qui dépassent nos intelligences actuelles. Sur ce plan on ne peut que faire confiance au législateur… Il n’échappera à personne le développement, même en Dordogne, de pratiques dites naturelles, venues du fond des âges et de régions exotiques. Celles-ci semblent bien acceptées. C'est une des meilleures traductions de l'hospitalité du pays de Montaigne et de La Boétie.  

Texte et photo : Pascal Serre


 

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